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MARIE HOMBURGER .

Article publié le mardi 12 juillet 2016.


MARIE HOMBURGER .

Marie était née à Cherbourg, puis elle a vécu une grande partie de son enfance et de sa jeunesse en Bretagne à une quinzaine de kilomètres de Quimper.

De là, elle avait pris l’habitude d’aller au culte , soit sur la côte soit à Quimper, en bicyclette , avec un livre calé sur le guidon, entre 25 ou 50 km aller et retour tout de même. C’est au cours d’un de ces cultes , « culte des missions », en 1941 , qu’elle a reçu un appel à devenir , elle aussi un missionnaire .

Commence un long combat pour accepter et faire accepter sa vocation , pour s’y préparer, reprendre des études interrompues par la guerre ( une licence en histoire et géographie , avec des certificats de psychologie ) et enfin âgée de 25 ans , la societé des Missions de Paris ne voulait pas envoyer ses jeunes avant cet âge. Elle part le 15 Mai 1948 pour Madagascar . Par chance , dit-elle sur le même paquebot que le pasteur Charles Bonzon et a famille .

Elle est restée 40 ans à Madagascar . Arrivée peu après ce qu’on appelait pudiquement « les événements »de 1947 , elle connaît la période de la décolonisation , du moratoire et toutes les tensions qui s’en suivent, ainsi que la création de CEVAA en 1971 et des relations nouvelles avec les Eglises françaises.

Avec la fidélité, la ténacité et la persévérance qu’on lui découvre au fil des ans elle apprend le malgache, souhaite se fondre dans la population locale, s’entourer de collaborateurs et collaboratrices malgaches. Elle est successivement enseignante au Collège Paul Minault et à l’ école d’ Ambatobevanja à Tananarive, puis directrice d’un internat de filles , engagée simultanément dans le scoutisme et l’ Ecole Biblique.

Lors de son premier congé en Europe ,prolongé pour restaurer sa santé, elle découvre la communauté des sœurs de Grandchamp ( Neuchâtel Suisse) et se forme alors en elle l’intuition d’une communauté réligieuse semblable à Madagascar .

La direction et l’animation de l’internat vont lui permettre de jeter les bases de cette fondation , en y développant la vie communautaire et spirituelle enracinée dans l’étude des Ecritures . Sa passion pour l’ etude de la Bible ne s’est jamais démentie. Pas plus que son amour pour l’ église universelle, avec une totale immersion dans l’église malgache dont de nombreux pasteurs étaient ses amis et guides spirituels.

40 ans de vie malgache avec des congés en Europe qui ont évolué en même temps que les moyens de transports intercontinentaux. Mais à Madagascar , c’était toujours de déplacements dans la brousse en voiture cahotante ou à bicyclette où à pied. Le courage n’a jamais manqué à Marie malgré de graves problèmes de santé.

Lors de ses retours , elle parlait avec conviction de la mission là-bas de ses liens avec l’église malgache qui était totalement la sienne et surtout, elle ne cessait de s’émerveiller et d’exprimer sa reconnaissance envers Dieu . Au cours de ses dernières années , puis lors de sa retraite qui la ramenait fréquemment à Madagascar , elle a vu la naissance de la petite communauté monastique de Mamre qu’elle a soutenue jusque dans les derniers jours de sa vie .

Marthe Westphal



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